2011 + 1

La Terre achève une nouvelle révolution autour du soleil, les êtres humains décrètent qu'une nouvelle année commence. C'est l'heure du traditionnel bilan de l'année. Génération Internet 2.0 oblige, les pensées personnelles qui étaient hier encore confinées au journal intime, sont aujourd'hui rédigées et publiées en ligne, accessibles partout et par tous. Assumant donc pleinement l'excercice nombriliste du blog de fin d'année, je me plie à la désormais coutume de ceux qui ont encore la prétention de croire que leur vie personnelle intéresse les autres.


2011 s'achève, donc.
Cette année sera pour moi l'une de plus étranges de ma vie, très (trop) riche sur certains points, et bien trop vide sur d'autres aspects. Pour contrebalancer mon hyper-sensibilité de 2010, j'ai retrouvé en 2011 le courage de reprendre mes armes de prédilection : l'ironie comme épée, le cynisme comme bouclier. Toujours excessif, mais dans l'autre sens ;-)
J'avais commencé 2011 avec les cheveux teints en bleu, dernière bétise de jeunesse à assouvir avant d'être trop vieux pour que ça soit -trop- ridicule.


J'ai un peu voyagé en 2011, ici et ailleurs. En France j'ai découvert le Jura, Montpellier, j'ai re-découvert Paris et Nancy. En Europe j'ai mis les pieds de l'autre côté des Pyrénées à Barcelone, et j'ai enfin dépassé Kehl à l'Est en découvrant Berlin. Encore tant d'autres endroits à découvrir pour 2012 :-) !


Culturellement ce fût une année boulimique et déséquilibrée : si je n'ai mis qu'une seule fois les pieds au T.N.S. (ce qui est déjà une évolution, étant ma première), j'ai usé ma carte de médiathèque, mais sans emprunter de livre : j'ai fait traverser des lentilles à des lasers jusqu'à user la face d'innombrables CD, DVD et Blu-Ray.

Le cinéma est toujours ma drogue, et la musique ma nourriture spirituelle. Sur l'écran, sans me couper complètement des productions actuelles, j'ai passé bien plus de temps à (re)découvrir ce qu'on appelle aujourd'hui des classiques des années 70-80 : de M.A.S.H. à Full Metal Jacket, de Woody Allen à Steven Speilberg, de Footloose à Breakfast Club,

Côté musique, peu de choses modernes ou actuelles m'ont secoué, j'ai préferé -comme pour le cinéma- me plonger dans les best-of et autres anthologies des années 1960-70-80, poussant parfois jusqu'aux années 90, le tout dans un joyeux désordre de téléscopage bordélique : les Rolling Stones, Aerosmith, Elton John, Oasis, Blur, AC/DC, Leonard Cohen, Bob Dylan, Peter Gabriel, John Lennon (seul ou en Beatles), les Stereophonics, Queen, Cat Stevens, Metallica, Annie Lennox, les Guns 'n Roses, Sting, Mark Knopfler et Dire Straits, Paul Simon (avec et sans Art Garfunkel), Robert Plant (avec et sans Led Zeppelin), George Michael, Chris Isaak, Phil Collins, Bon Jovi, Chris Rea, Earth Wind & Fire, Kool & the gang, Duran Duran, Tom Petty, ...
Entre musique et cinéma, j'ai ouï Michael Giacchino, Thomas Newman, Randy Newman, et les habituels Hans Zimmer, Michael Kamen, Danny Elfman, John Carpenter, ...

Ludiquement, je suis devenu un "casual gamer", avec une nette préférence pour les jeux à atmosphère avec une histoire et une ambiance particulière : des petits trésors comme Outland, Limbo, et la ré-édition en haute-définition de Stranger's Wrath ont bien plus mes faveurs qu'un énième first person shooter. Comme en cinéma, j'ai besoin de jeux qui me transportent ailleurs, me font réfléchir, évoluer et surtout penser "en dehors de la boîte".


2012 verra ma trentième année terrestre s'achever, la fin de quelque chose et le début de quelque chose d'autre, ou plus simplement des chiffres égrennés sans autre valeur symbolique que la mesure du temps écoulé (et par déduction -sujet tabou- du temps estimé qu'il nous reste).

Côté famille, la crevette devrait avoir un petit frère ou une petite sœur en 2012, pour ses 4 ans.


Tonton caméra va devoir investir dans un objectif grand-angle pour ses 30 ans :-)