Jack of all Trades

Tout a commencé lors du sous-titrage de l'interview de Jim Sherhart sur le Drobo FS, pour Mac4Ever. Américain s'exprimant en anglais, Jim utilise à un moment l'expression "Jack of all trades" pour définir la personne ressource informatique d'une P.M.E. (autour de 27 minutes et 30 secondes). Cherchant une traduction précise de ladite expression sur Internet, j'ai découvert deux choses :

1/ "Jack of all trades, master of none, though oftentimes better than master of one" définit un touche-à-tout sans compétences spécifiques dans un domaine précis. J'ai donc traduit l'expression dans la vidéo par "homme à tout faire, touche à tout polyvalent".

2/ "Jack of all Trades" est une série télévision produite par Sam Raimi, avec Bruce Campbell. La seule évocation de ce duo excitera au plus haut point l'intérêt des jeunes trentenaires qui ont découvert Sam Raimi (et Bruce Campbell) grâce à la trilogie Evil Dead (pour les plus jeunes, Sam Raimi ne sera que le réalisateur de la trilogie Spiderman).

Hé oui, ami lecteur adorateur des cabotinages horrificomiques de Ash et sa main possédée : Sam Raimi et Bruce Campbell ont commis un autre forfait, assez méconu en France, en la série télévisée "Jack of all Trades", aux alentours de 2001 - 2002.

Bâtie sur mesure autour du personnage de macho crétin au grand cœur de Bruce Campbell, la série produite par Sam Raimi se situe peu après la déclaration d'indépendance des États-Unis, en 1801, sur l'île de Polau-Polau (située à l'Est des Indes), colonie française servant de poste avancé à Napoléon pour ses projets d'invasion. Bruce est Jack Stiles, espion américain envoyé incognito (et de force, pour avoir joué à touche-pipi avec la nièce du Président Thomas Jefferson) sur l'île pour entraver l'avancée des Français, qui doit faire équipe sur place avec Emilia (incarnée par Angela Dotchin), une espionne au service de la Perfide Albion, dont les méthodes héritées de l'aristocratie anglaises diffèrent nettement de la castagne américaine de Jack.



Les libertés historiques sont légion et les référencent fusent, l'ambiance résolument colorée et ensoleillée est une bouffée d'air frais, les personnages sont résolument crétins et caricaturaux (surtout les Français), Bruce Campbell aligne ses habituels jeux de mots idiots et grivois avec une désinvolture réjouissante, Angela Dotchin parvient à n'être pas uniquement sa faire-valoir de duo comique, la guest-star récurrente Napoléon est joué par Verne Troyer (le Mini-me d'Austin Powers) tandis qu'un mystérieux justicier masqué se charge de ridiculiser les Français tel Zorro et le Sergent Garcia, et tout ce beau monde cabotine avec un bonne humeur communicative.

Une série B assumée (Bruce y est donc parfaitement à sa place) rafraichissante et hautement réjouissante, qui a le bon goût de ne pas se prendre au sérieux, à (re)découvrir d'urgence !

Allez, tous en chœur :

In eighteen-hundred-one, the Revolution had been won
And Uncle Sam’s favorite son had a job he needed done
Which brought Jack to a lady, both beautiful and smart
Who found his mix intriguing : a scoundrel with a heart !

From the halls of Montezuma to the shores of Tripoli
There was never a leatherneck braver, a Daring Dragoon is he
He’ll halt the bold advance of Napoleon’s attack
There ain’t a French or pirate rogue who don’t know Jack !

From the halls of Montezuma to the shores of Tripoli
Sailing around the bloody world to defend democracy
And when you need a fighting man you'd trust to watch your back
Just ask the bloke right next to you – damn right ! – it’s Jack !